Quatre et Hun

Les Chants du bivouac

Poincaré, Nicolas, George, Albert… et Guillaume !Peuples neutralisés par de vains préjugés,Approchez, cependant qu’un instant la mort chôme.Contemplez-les ces Quatre et ce Hun… puis, jugez :

Poincaré, souriant, claironne l’EspéranceEn fixant l’Avenir de ses yeux azurés :C’est le coq, l’alouette et le pioupiou de France :Tête haute, pied leste et petits poings carrés.

Le doux Libérateur de la Pologne esclave,Nicolas, de son Peuple est le Pape-Empereur :Blanc sur le steppe blanc c’est le grand Aigle slavePlaneur, contemplatif… terrible en sa fureur !George V entouré des brumes du mystèrePrépare, l’œil mi-clos, son formidable élan,C’est le fin léopard du blason d’Angleterre :Farouche et résolu, mystérieux et lent.Albert, face au danger, fier comme un Alexandre,Marche au milieu des siens le laurier d’or au front ;C’est le Roi-Chevalier ; c’est le lion de Flandre :Loyal, fidèle et sûr, souple, nerveux et prompt !Guillaume !… À ce nom sombre un frisson mortel passe !Il se dit l’envoyé d’un cruel Jéhovah :Noir sur l’horizon rouge il est le grand rapaceFruit d’un œuf de vautour qu’un aigle noir couva.

Sur le bon Droit meurtri pour mettre votre baumeQu’attendez-vous encor, Peuples neutralisés ?Poincaré, Nicolas, George, Albert… et Guillaume,Allons ! entre ces Quatre et ce Hun, choisissez !

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