Sonnet-dédicace
Aux temps païens, toujours devant les temples fumeL’hécatombe, des dieux apaisant le courroux.Vénus veut cent ramiers ; Jupiter, cent bœufs roux.Pour ma déesse, moi, je n’ai rien qu’une plume !
Et j’ose dans l’azur, dont l’encens fait la brumeChez les Olympiens, m’élever jusqu’à vous,Et sur le blanc autel de vos divins genouxDéposer en tremblant l’ex-voto d’un volume.
Votre nom tutélaire au frontispice luit,Chaque sonnet l’enchaîne au sonnet qui le suit ;Tel un bracelet d’or dont l’agrafe est fermée.
Par vos perfections mes défauts sont couverts,Et sur votre portrait, s’enchâssant en camée,Rayonne la beauté qui manque dans mes vers !
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