Chambre d’hôtel morose et vide. Un œillet penche

La Verdure dorée

Chambre d’hôtel morose et vide. Un œillet pencheEt touche le miroir triste où tu contemplasTa gorge nue. eau chaude. eau froide. MM. lesClients sont priés de régler chaque dimanche.

C’est dimanche. Réglons les comptes de ce cœur.Rideaux jaunes et noirs, quel funèbre décor !

Tu n’es plus là. J’ai lu Delille et l’AnnuaireDes Téléphones, pour ne plus songer à tesSanglots ; mais je voyais tes larmes et restaisDes heures, les yeux clos, trop habile à me nuire,

À remuer ma peine au lieu de l’endormirEt mâchant ma douleur comme un fruit trop amer.

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