Dénouons les rubans mauves que tu voulus
La Verdure dorée
Dénouons les rubans mauves que tu voulusFixer à nos propos et ne soupire plusD’une voix de douleur et de larmes trempée.La bouche soit cousue et la langue coupéeAux pleureurs ! Nous devons rire. Tu l’oubliais.Et pour l’amour, par qui tes songes sont liésComme les blanches tubéreuses que tu aimes,Sur tes ongles étroits j’écrirai des poèmesSuaves comme la courbe de ta jambe ouLa clarté de ta gorge et creux comme un bambou.Un tambour plein chanterait-il ? Et la tendresseChante, divinement vide, dans ta caresse.Ne me regarde pas avec ces yeux. C’est vrai,Pardon. Tu n’aimes pas qu’on raille. Je seraiTriste, si tu le veux, et grave, et pas plus tard queDemain je te lirai les œuvres de Plutarque.
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