J’ai laissé de mon cœur tout le long du chemin
La Verdure dorée
J’ai laissé de mon cœur tout le long du cheminComme les brebis de leur laine,Et j’espérais toujours qu’un tiède lendemainM’ouvrirait une herbeuse plaine.
Et toujours sous mes pas l’ortie et les galets ;Car c’est en vain que tu annonces,Après l’orage, Espoir, les matins étoilés,Et la luzerne après les ronces.
Mais tu le sais, bélier fourbu, qu’il faut marcherVers un but secret et suprême,Toi qui raillais la fin, la route et le berger,Et le destin comme toi-même.
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