La patronne d’un tir forain

La Verdure dorée

La patronne d’un tir forainFut indulgente à mon caprice ;Gardons, mon cher Jean Pellerin,Que sa mémoire ne périsse.

Je pâmais au vu de sa peau,Et, sous son rire étincelant,Cœur chaviré, fusil tremblant,Je ratais l’œuf sur le jet d’eau.

Mais c’est en vain que tu combinesDes rythmes purs pour cette Hélène ;Elle sentait l’acétylèneEt la poudre des carabines.

Dans la baraque à l’ouistitiQue le temps fane et désagrège,Par un air bleu de confettiQuelque beau jour la reverrai-je ?

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