Ni les roses, ni l’air morose que tu siffles
La Verdure dorée
Ni les roses, ni l’air morose que tu sifflesSous les ifs en gardant ces chèvres et ces bufflesAu crépuscule, vieux berger, joueur de flûte,Sous la lune que frôle un ibis insolite,
Ni le soir calme, ni ces palmes immobiles,Ni les astres montant comme de lentes bulles,Rien ne me distraira de la source où se mireSon blanc visage au vert de la fraîche ramure.
Et dussé-je mener par les aubes allègresLe troupeau jaune et noir des tigres et des zèbresOu cueillir sur les monts la branche souveraine,
Que j’entendrais sa voix douce sur les fanfaresEt que son souvenir embaumerait mon rêveComme une rose à mes couronnes triomphales.
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