Parmi la brume et la tristesse du matin
La Verdure dorée
Parmi la brume et la tristesse du matin,Languissamment les fleurs s’effeuillent au jardin,Exhalant la douceur de leur âme embaumée ;Et nos rêves aussi s’effeuillent, bien-aimée.La maison est déserte et nul ne s’assied plusSous la tonnelle ; les deux bancs sont vermoulus ;Et, pareille à l’oubli, l’herbe envahit l’allée.Ton souvenir emplit mon âme désolée,Et tristement je songe au soir où tu liasParmi tes cheveux noirs de blancs camélias.
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