Prends ton manteau. Suspends les plaintes éternelles

La Verdure dorée

Prends ton manteau. Suspends les plaintes éternellesEt buvons la splendeur des heures automnales,Car la pourpre des bois environne le zèbreQui rue et trotte et mord le feuillage et se cabre.C’est le nouvel octobre et la sente où je marcheJe la foulais naguère en brandissant la torcheQuand je voulais au sort attacher des entravesEt nouer à l’azur les roses de mes rêves.Et nous nous oublierons et que notre cœur saigneEn regardant glisser la souplesse d’un cygneEt nous contemplerons, dédaigneux des clepsydres,Les paons de cuivre bleu dans le bronze des cèdres.

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