Tes bras ont une courbe adorable et malgré que

La Verdure dorée

Tes bras ont une courbe adorable et malgré queTon cœur n’ait que dédain pour la grammaire grecqueDe Burnouf et le dialogue d’AmpelisEt de Chrysis, tu m’es plus chère que ces lysBleus et verts qui s’ouvraient sous les feuilles des frênes,L’autre automne. Mais le collier que tu égrènes,Ta chevelure qui ruisselle et la tiédeurDe ta gorge et tes mains pures comme l’odeurDes roses disent la vanité de mon livreEt qu’il vaut mieux ce soir où ta grâce m’enivreDans tes bras regarder à travers le rideauLa lune comme un œuf dansant sur le jet d’eau.

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