Une pie de neige et d’ébène
La Verdure dorée
XC
Une pie de neige et d’ébèneOu, si l’on veut, de craie et de charbon,Tandis que je songe à ma peineS’envole et vole au vert vallon.L’eau fredonne sous mes semellesEt je m’endors dans l’herbe du talus.Voici des jours et des semainesQue pour moi tu ne souris plus.Tu dois pleurer dans cette villeComme, la nuit, je pleure loin de toi…Le vent (qui sait ?) souffle, et raviveLes girouettes sur le toitRouge de cette maisonnetteEn fleurs où nous nous sommes tant aimés ;Mais les roses de la tonnelleRefleuriront-elles jamaisPour moi qui, près de la rivièreQue frôle et griffe un bleu martin-pêcheur,En attendant que l’oubli vienneAvec son calme et sa fraîcheur
Compose un poème inutileEn écoutant les blancs et bleus remousDe l’eau qui chante sous la digueEt qui caresse les cailloux.
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