Texte entier

Translated from Japanese by Takamatsu Yoshie

Ourashima

Pluie, tombe, tombe.Mais vent ne souffle pas ;Car mon mari est marin.Si le vent pouvait parler,Je le chargerais d’un message :Puisqu’il voyage de tous côtés.

Ô pauvre pêcheur,Au détroit d’Ondo

Malgré sa godille très, très longue,Il a peine à passer son bateau.

C’est le vent de la séparation,Résigne-toi !

Ne regarde pas même la voile qui s’éloigne ;Car cela te ferait souffrir.

Les parents s’irritent contre leur fils qui s’en est alléMais ils le rechercheront plus tard.Même s’il fut un peu fou,Plus encore s’il est ingrat.

S’il y a beaucoup d’enfants,Le cœur des parentsLes aime chacunComme une pierre précieuse...... S’il n’y aQu’un seul fruitAu vieil arbre,Oh ! que le vent ne souffle pas,Même la nuit, pendant le sommeilPour l’arracher !Le cœur des parents ne peut oublier l’enfant.Et dans ce monde de rêve,L’enfant seul est une réalité.

Enveloppé d’une flamme d’or,Enveloppé d’une flamme d’or.Je voudrais être une pierre précieuseQui se fond.

Je regarde, mais ne peux voir,

J’entends, mais ne puis saisir ;Combien de nuits ai-je passéesDans un bateau au gré des flots,En cherchant ce que je désire…

Je ne connais pas mon passé.Ni mon avenir non plus ;Je suis un petit bateau lancé au gré des flots.

Pakkouri, Pakkouri,Tsoui-tsoui… Yokkouri,Pakkouri, tsoui-tsoui.

Toujours les parentsCherchent les enfants.Mais bien rarementCeux-ci,Leurs parents.

Les parents s’irritentContre le fils égaré,Mais ils le rechercheront plus tard…

Surtout s’il fut un peu fou,Et plus encore s’il est un ingrat.

Parents, envoyez vos enfantsDans des pays lointains ;Car ils y feront des expériencesPénibles ou douloureuses,Mais qui leur sont profitables.

La nuit s’oppose au rendez-vous d’amour,Et il y a six difficultésLa pluie, la grêle, la rosée,Et du mur la clôture.Et puis le chien qui aboie.Et surtout les rayons de la lune,Et surtout les rayons de la lune !

À quel moment suis-je tombé amoureux de toi ? Je ne sais !Tandis que l’oiseau sur la plage toujours chante,Moi, à cause de toi, oh ! à cause de toi, toujours je pleure !

Quelle joie de regarder les fleurs épanouies ;Autour d’elles, les papillons viennent danserEt les oiseaux viennent chanter ;Bien qu’on ne sache où les fleurs s’en iront…Où s’en iront les fleurs !

Buvez, chantez maintenant.Qui connaît l’avenir ?Il n’y a qu’un printemps,La jeunesse passe vite,Et l’on rit rarement.Maintenant les fleurs s’épanouissent.Les fleurs s’épanouissent maintenant.

Je n’y puis plus rien comprendre ;Me voilà sans aucun parent.

Il y a combien de temps ? je ne sais !Mais jadis, au village de Souminoé…

Ne pouvant retrouver ses parents,Il pousse un cri déchirant.La folie viendra pour lui !Oh ! pauvre voyageur !

Nous le suivrons maintenant.Nous le suivrons pour le sauver.

Même lorsque le vent souffle en tempête,Et que les nuages affolés se dispersent dans le ciel,Et que vous êtes loin de moi, Ô Yamatohito,Ne m’oubliez jamais !

Mon rêve est à jamais fini.Il est fini pour jamais.Et je ne suis maintenant qu’un corps sans vie.

Où s’en est-elle allée, ma jeunesse ?…Elle a disparu comme le nuage

Et me voilà un vieillard maintenant,Mais je ne maudirai pas mon passé.

Comments

Loading comments…