L’Idée de patrie à travers les siècles — 01
Nescio qua natale solum dulcedine captosDucit, et immemores non sinit esse sui
Hæc est in gremio victos quæ sola recepit,Humanumque genus communi nomine fovit.
Dumque offers victis proprii consortia juris,Urbein fecisti quod prius orbia erat.
Viens, ne marche pas seul dans un jaloux sentier,Mais suis les grands chemins que l’humanité foule ;Les hommes ne sont forts, bons et justes, qu’en foule ;Ils s’achèvent ensemble, aucun d’eux n’est entier,Malgré toi tous les morts t’ont fait leur héritier ;La patrie a jeté le plus fier dans son moule…Elle est la terre en nous, malgré nous incarnéePar l’immémorial et sévère hyménéeD’une race et d’un champ qui se sont faits tous deux.
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