« Parfois, lorsque tout dort … »

Les Feuilles d’automne

Parfois, lorsque tout dort, je m’assieds plein de joieSous le dôme étoilé qui sur nos fronts flamboie ;J’écoute si d’en haut il tombe quelque bruit ;Et l’heure vainement me frappe de son aileQuand je contemple, ému, cette fête éternelleQue le ciel rayonnant donne au monde la nuit.

Souvent alors j’ai cru que ces soleils de flammeDans ce monde endormi n’échauffaient que mon âme ;Qu’à les comprendre seul j’étais prédestiné ;Que j’étais, moi, vaine ombre obscure et taciturne,Le roi mystérieux de la pompe nocturne ;Que le ciel pour moi seul s’était illuminé !

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