Chapitre XX

La foi, la parole des belles !Tracez-les sur le sable errant,Ou sur l’écume d’un torrent,De l’astre aux clartés infidèles ;Et chaque lettre, je le crois.Sera plus nette, plus solideEt plus permanente à la fois,Que la chose pompeuse et videDont ce caractère perfideAbuse noire esprit courtois.

De l’araignée industrieuseJ’ai comparé la toile aux vœuxQu’une beauté mystérieuseFait dans le transport de ses feux :Et j’ai pesé le grain de sableContre la foi du sexe aimableEt de son cœur le gage heureux :J’ai dit alors à ma maîtresseCombien fragile est sa promesse.Combien passagère est sa foi.Pourtant de nouveau la cruelleM’a juré constance éternelle,Et je suis rentré sous sa loi.

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